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Un bon animateur auprès des personnes âgées, selon Cédric Paris, Président du GAG

Ce qui fait un bon animateur auprès des personnes âgées, selon Cédric Paris, Président du GAG

Cela fera vingt ans en septembre 2021 que j’occupe un poste d’animateur-coordinateur (DEFA/DEJEPS) ou de cadre socio-éducatif (CAFERUIS) en établissement pour personnes âgées. Depuis 2019, je préside le Groupement des Animateurs en Gérontologie (GAG). 

La question, « qu’est-ce qui fait un bon animateur auprès des personnes âgées ? » est fréquente, ma réponse mûrit assurément au fil du temps mais les fondamentaux demeurent.

Pour cet article c’est par l’angle des désirs et besoins des personnes que je souhaite identifier ce qui ferait qu’un animateur soit bon et propose des actions pertinentes. Je pars de deux postulats pour les Ehpad :  les durées de séjour sont courtes, environ 3 ans (presque trois fois moins qu’il y a dix ans) et nous accueillons des personnes diamétralement différentes pour les aspects des désirs et aussi des capacités ; entre le résident de 96 ans qui veut qu’on le laisse lire son journal tranquillement, celui qui demande à aller au cinéma et faire ses courses seul avec de l’aide pour son argent, un autre qui veut des activités culturelles régulières au sein de l’Ehpad et celui qui a besoin essentiellement de confort, il faut s’adapter ! A ceci bien entendu, l’animateur doit savoir comprendre les différentes problématiques cognitives.

Cela laisse entrevoir une nécessité d’adaptation et une vaste typologie d’activités pour satisfaire aux demandes en combinant des dispositifs internes et en allant vers l’extérieur. Et puis, utilisons le grand « mot », comment favoriser l’AUTONOMIE ; cette notion mériterait un article à elle seule autant que la personnalisation du projet pour vivre. 

Et puis encore, comment l’animateur peut-il s’y prendre pour favoriser le rôle des « vieux » dans notre société ? L’animateur se doit de maîtriser l’animation de séance, de projet d’activités, c’est le cœur de son action et je crois aussi que le métier « s’élargit » encore vers de la mobilisation d’outils et moyens réactifs ou proactifs.

Gardons toutefois en tête que l’animation sert à générer des interactions : entre les individus, entre eux et leurs proches, entre eux et la collectivité, entre eux et les professionnels…

Donc pour être un bon animateur, que faut-il ? Je résumerais en disant que le bon animateur aime les gens et est capable d’évoluer avec méthode. Le savoir-être est une base essentielle et grâce à la formation initiale le savoir-faire s’acquiert mais je n’invente rien, c’est ainsi que naît la compétence. 

Un animateur doit avoir de l’intérêt pour autrui, cela nécessite aussi une adaptation culturelle personnelle, j’entends là sa capacité à se cultiver pour le public. Il doit savoir se saisir du présent en analysant le passé, se projeter à moyen terme et préparer l’avenir. Et là l’expérience prend tout son sens. 

Tous ces éléments corrélés à la nature des personnes accueillies, exposées brièvement en amont, nécessitent que l’animateur ne cesse de se former pour pouvoir encore et encore s’adapter. 

L’actualité du GAG tend à contribuer à cette nécessaire adaptation de l’animateur et des animations. Nous avançons dans ce tempo et par exemple, nous sommes partenaires de l’Education nationale car nous accompagnons le nouveau BAC Pro Animation Enfance et Personnes âgées (145 lycées en France). 

Nous  avons développé il y a plusieurs années une plateforme culturelle nommée CULTURE A VIE pour les animations et nous activons notre branche formation continue avec GAG-formation.

Pour synthétiser, cette actualité sera traitée lors de notre congrès 2021 à Grenoble (CNAAG) et portera sur les « en jeux » de l’animation.

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